Chirurgie Réparatrice
Le Docteur Guillaume Drossard est à votre disposition pour tout renseignement concernant un acte de chirurgie plastique ou esthétique. Il se fera un plaisir de vous rencontrer, de vous écouter et de vous guider afin de mieux définir, ensemble, vos besoins.
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BRACHIOPLASTIE, LIFTING DES BRAS, DERMOLIPECTOMIE DES MEMBRES SUPÉRIEURS

Renseignements classification commune des actes médicaux ici.

INDICATIONS ET PRINCIPES

La peau de la face interne des bras est très « sollicitée » dans les mouvements et les amaigrissements à répétition, ce qui explique que le nombre de ptoses cutanées (non justiciables d’une aspiration isolée) est plus grand que les hypertrophies graisseuses simples. L’intervention a alors pour but de réaliser l’ablation de l’excédent de peau, de réduire l’infiltration graisseuse sous-jacente et de redraper l’ensemble. 

Ces lésions ne justifient pas une prise en charge par l’assurance maladie, à l’exception des séquelles d’obésité (chirurgie bariatrique) qui peuvent, sous certaines conditions, être prises en charge par l’assurance maladie.

Lorsqu’il existe un relâchement de la peau à ce niveau, une lipoaspiration isolée ne peut suffire, et seule une remise en tension cutanée est susceptible de corriger le défaut : c’est le lifting brachial ou lifting de la face interne de bras.

 

AVANT L’INTERVENTION

Un examen clinique minutieux permettra de définir le type d’intervention le plus approprié à votre cas (choix de l’incision, opportunité ou non d’une lipoaspiration associée). 

Une information précise du déroulement de l’intervention, des suites et du résultat prévisible sera faite lors de la première consultation, notamment l’emplacement de la cicatrice résiduelle qui vous sera bien exposé. 

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions. Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention. En fonction du type d’anesthésie, on pourra vous demander de rester à jeun (ne rien manger, ni boire) 6 heures avant l’intervention.

L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation).

 

TYPE D’ANESTHÉSIE ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION

Type d’anesthésie : Le lifting de la face interne de bras est réalisé sous anesthésie générale.

Modalités d’hospitalisation : L’intervention peut se pratiquer en « ambulatoire », c’est-à-dire avec sortie le jour même après quelques heures de surveillance. Toutefois, dans certains cas, une courte hospitalisation peut être préférable. L’entrée s’effectue alors le matin (ou parfois la veille dans l’après-midi), et la sortie est autorisée dès le lendemain. 

 

L’INTERVENTION

L’infiltration adipeuse est corrigée par une lipoaspiration. L’excès de peau est enlevé, laissant une cicatrice dont l’emplacement et la longueur dépendent de l’importance de la distension cutanée et du type d’intervention choisie. L’incision peut être verticale, longitudinale, courant à la face interne du bras ou bien horizontale, dans un des plis de l’aisselle. Les deux types d’incisions peuvent être associés. 

 

Lifting de bras avec incision longitudinale (le long de la face interne du bras)

Cette intervention s’adresse principalement aux relâchements cutanés importants avec une motivation clairement exprimée : outre la gêne esthétique (gêne pour porter des manches courtes du fait de l’aspect fripé du bras), la motivation peut être aussi fonctionnelle (gêne à la mobilité ou à l’habillement, rougeur ou macération de la face interne du bras). 

Une lipoaspiration première est effectuée chaque fois qu’il existe une infiltration graisseuse de la région. La peau en excès est ensuite retirée à la demande à partir d’une incision longitudinale le long de la face interne du bras. L’importance et la topographie de cet excès auront été repérées et dessinées en pré-opératoire avec la collaboration du patient. 

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure et demie. Elle est variable en fonction de l’ampleur des améliorations à apporter. 

En fin d’intervention un pansement compressif est réalisé. Souvent, cette cicatrice reste visible ce qui nécessite une sélection particulièrement rigoureuse des indications opératoires, une bonne information du patient et le recueil d’un consentement réellement éclairé. Compte tenu des inconvénients de ce type de lifting du point de vue de la rançon cicatricielle, on essaie de proposer, chaque fois que cela est possible, une intervention, certes moins ambitieuse, mais plus acceptable d’un point de vue cicatricielle : il peut s’agir, soit d’un lifting avec une incision isolée dans l’aisselle, soit d’une technique mixte associant une incision au niveau du creux axillaire et un segment vertical court de moins de 10 cm.

 

Lifting de bras avec incision horizontale (dans l’aisselle)

Ce type d’intervention s’adresse à des patients porteurs de lésions moins importantes avec un excès et un relâchement cutané intéressant principalement le tiers supérieur du bras. À partir d’une incision unique, horizontale, cachée dans un des plis de l’aisselle, et après qu’une lipoaspiration première ait été réalisée si nécessaire, on retire la peau en excès de la partie supérieure de la face interne du bras, la suture dans le creux de l’aisselle permettant de redraper la peau résiduelle vers le haut et dans la région axillaire. 

La cicatrice résiduelle est habituellement peu visible mais le résultat morphologique est moins spectaculaire que celui obtenu avec un lifting avec cicatrice verticale. Ce type d’intervention corrige efficacement les excès cutanés et adipeux gênants et inesthétiques mais laisse une cicatrice verticale à la face interne du bras. 

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure. 

En fin d’intervention, un pansement compressif est réalisé. Cette intervention étant plus légère que la précédente, elle est pratiquement toujours réalisée en ambulatoire, soit sous anesthésie locale simple, soit sous anesthésie « vigile ». 

 

Technique mixte ou technique combinée

C’est une synthèse des deux méthodes précédentes ; elle réalise un compromis tant qu’en ce qui concerne les avantages que les inconvénients, notamment pour la rançon cicatricielle. Cette technique associe une incision horizontale dans le creux de l’aisselle et une cicatrice verticale courte de moins de 10 cm à la face interne du bras.

 

SUITES OPÉRATOIRES

La sortie aura lieu en règle générale le jour même ou le lendemain de l’intervention. Dans les suites opératoires, des ecchymoses et un œdème peuvent apparaître. Ils régresseront dans les 10 à 20 jours suivant l’intervention. 

Les douleurs sont en règle générale peu importantes, limitées à quelques phénomènes de tiraillements et d’élancements bien couverts par les antalgiques usuels. 

La période de cicatrisation peut s’avérer un peu désagréable du fait de la tension qui s’exerce sur les berges de la suture : durant cette période, il conviendra d’éviter tout mouvement d’étirement brutal. La cicatrice est souvent rosée pendant les trois premiers mois puis elle s’estompe en règle générale après le 3e mois, et ce, progressivement pendant 1 à 2 ans. Cette évolution est fonction des propriétés intrinsèques de chaque patient. Elle doit être protégée du soleil et des U.V. pendant les trois premiers mois.

Si un arrêt de travail est nécessaire, il tiendra compte de la nature de l’activité professionnelle. Un travail sédentaire peut, dans la plupart des cas, être repris rapidement, dans les jours qui suivent. La pratique d’une activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la 4e semaine postopératoire. 

 

RÉSULTAT

Il est apprécié dans un délai de 6 à 12 mois après l’intervention. On observe, le plus souvent, une bonne correction de l’infiltration graisseuse et du relâchement de la peau, ce qui améliore nettement la morphologie du bras. L’amélioration sur le plan fonctionnel est également très nette, surtout dans le cas du lifting avec incision longitudinale. 

Les cicatrices sont habituellement visibles, principalement en ce qui concerne la composante longitudinale à la face interne du bras, qui n’est pas cachée dans un pli naturel. Grâce au perfectionnement des techniques et à l’expérience acquise, les résultats de cette intervention se sont très nettement améliorés. 

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction. Il s’agit néanmoins d’une chirurgie délicate pour laquelle la plus grande rigueur ne met en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications.

 

Imperfections de résultat

Le plus souvent, un lifting de la face interne de bras correctement indiqué et réalisé rend un réel service aux patient(e)s avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.

Cependant, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées sans qu’elles ne constituent de réelles complications.

Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui peut être un peu trop visible, distendue, voire adhérente. En cas de tension excessive imposée aux sutures, la cicatrice peut présenter différents aspects disgracieux (hyper-pigmentation, épaississement, rétraction, adhérence ou élargissement). Si les cicatrices s’estompent bien en général avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien qui réalise la suture, la cicatrisation elle, est le fait du patient. Ainsi ces cicatrices sont soumises aux aléas de toute cicatrisation, avec le risque d’une évolution hypertrophique qui nécessitera un traitement spécifique.

Les résultats de la lipoaspiration quant à eux peuvent être caractérisés par une insuffisance de correction, une légère asymétrie résiduelle ou de petites irrégularités de surface. Ces imperfections de résultat sont en général accessibles à un traitement complémentaire le plus souvent bénéfique : « petites retouches » chirurgicales réalisées sous anesthésie locale simple ou locale approfondie. Cependant, aucune réintervention n’est indiquée avant le 6ème mois post-opératoire (stabilisation du résultat). Une telle intervention chirurgicale est certes moins ambitieuse que la précédente mais l’un des principaux intérêts de cette technique réside dans le fait que sa simplicité et sa légèreté permettent qu’elle soit répétée éventuellement une à deux fois dans les années suivant la précédente intervention ; la pratique de cette intervention itérative permettra d’améliorer le redrapage et le résultat à chaque fois, en fonction notamment de la demande du (de la) patient(e), par une résection cutanée complémentaire, une amélioration du redrapage de la peau sans que la cicatrice ne soit allongée et notamment sans qu’elle ne sorte du creux axillaire.

 

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