Chirurgie Réparatrice
Le Docteur Guillaume Drossard est à votre disposition pour tout renseignement concernant un acte de chirurgie plastique ou esthétique. Il se fera un plaisir de vous rencontrer, de vous écouter et de vous guider afin de mieux définir, ensemble, vos besoins.

BODYLIFT

Renseignements classification commune des actes médicaux ici

PRINCIPE

Le bodylift est une opération destinée à retendre la peau du tiers moyen du corps. Lorsqu’il y a aussi des excès de graisse, ceux-ci sont enlevés en même temps avec une diminution spectaculaire de volume global du corps. La peau en excès du haut du corps est descendue au niveau de l’abdomen, celle du bas du corps est remontée au niveau des cuisses latérales et des fesses, aboutissant à une cicatrice au niveau de la ceinture. On appelle aussi cette opération : lipectomie circulaire.

Le bodylift agit donc efficacement :

  • en avant, sur le ventre, le pubis et le haut des cuisses ;
  • en arrière, sur les fesses ;
  • latéralement, sur les hanches et la culotte de cheval. 

On peut mieux visualiser cette intervention en imaginant qu’on enlève une bande de peau de 20-25 cm de hauteur tout autour du corps, et située au niveau de la ceinture. La cicatrice circulaire qui en résulte peut paraître importante. Mais en fait, l’expérience prouve que si elle est bien positionnée (et donc facile à cacher par un sous-vêtement réduit) et si l’amélioration de la silhouette est spectaculaire, elle est très bien acceptée.

 

INDICATIONS

Il y a encore 10 ans, cette opération était peu pratiquée car considérée comme risquée. Aujourd’hui, l’opération s’est fortement améliorée et sophistiquée. Le chirurgien peut ainsi la proposer à beaucoup plus de patients : en fait, tous ceux qui ont de l’excès de peau autour du corps. 

Les causes peuvent être multiples :

  • l’amaigrissement massif : il est bien sûr la cause la plus fréquente survenant après régime, anneau gastrique ou by-pass. Les candidats à cette chirurgie ont perdu plusieurs dizaines de kilos mais il reste souvent encore de la graisse à enlever ;
  • l’obésité du bas du corps : dite « gynoïde », elle résiste aux régimes ;
  • l’obésité généralisée : dans ce cas, le bodylift peut aussi être considéré comme une chirurgie de réduction de la masse graisseuse. Lorsque des patients ont tout essayé sur le plan du régime et qu’ils ne veulent pas subir les contraintes gênantes d’une chirurgie de l’estomac ou de l’intestin, la réduction peut dépasser les 10 kg. Mais dans ce cas, l’équipe chirurgicale doit être bien rodée à ce type d’intervention.
  • l’âge et l’altération de l’élasticité cutanée post-ménopausique : de la même manière que l’on pratique des liftings du visage, on peut pratiquer des liftings du corps.
  • les suites de liposuccion : elle peut laisser un excès cutané si celle-ci a été pratiquée sous une peau à faible capacité élastique.
  • la chute congénitale des fesses et des cuisses : c’est-à-dire sans cause réelle et dès la puberté, la personne a la peau molle et les fesses tombantes. L’abdomen peut être parfait et dans ce cas, on ne pratique que la partie postérieure de l’intervention.

 

AVANT L’INTERVENTION

Dans les cas dits « esthétiques », pour lesquels il s’agit seulement d’une correction de la peau en excès, la consultation respectera les critères classiques de la consultation de chirurgie esthétique et permettra de bien analyser les motivations. 

En cas de chirurgie dans un contexte d’obésité, les consultations préopératoires doivent aborder :

  • les autres moyens adjuvants : Il ne faut pas hésiter à solliciter les confrères d’autres spécialités (nutritionniste, endocrinologue, psychiatre comportementaliste, chirurgien bariatrique) si l’indice de masse corporelle est supérieur à 40, coach sportif, etc. 
  • l’évolution du poids du patient : Il est logique de pratiquer l’opération lorsque le poids est stable depuis plusieurs mois.
  • le versant psychologique : Un changement rapide et spectaculaire de forme du corps peut avoir un fort impact psychologique. Le chirurgien doit donc s’assurer de l’absence d’une trop grande fragilité à ce niveau. Au moindre doute, il s’aidera du psychologue ou du psychiatre qui donnera un diagnostic de faisabilité.
  • le bon état de santé physique et l’absence de carence : Le bodylift est une intervention longue (4 à 6 heures) et fatigante. Tout ceci est contrôlé par le médecin-anesthésiste qui voit le patient en consultation assez longtemps à l’avance pour avoir le temps de préparer l’intervention et de demander un bilan préopératoire complet.
  • l’arrêt du tabac : Il est obligatoire 1 mois avant et 2 semaines après l’intervention. 

La cicatrice, qui est assez longue, est finalement la seule marque résiduelle de l’opération. Elle doit être expliquée en détail, notamment sa forme et surtout sa future position qui peut varier en fonction du désir du patient pour s’adapter à son type de vêtement préféré. 

Idéalement, nous conseillons au patient de venir avec un sous-vêtement « favori » afin d’être certain que la future cicatrice se trouvera cachée. 

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention. Une préparation cutanée est habituellement prescrite la veille et le matin de l’intervention.

 

TYPE D’ANESTHÉSIE ET MODALITÉS D’HOSPITALISATION

Type d’anesthésie : L’anesthésie générale est obligatoire car les surfaces opérées et la durée de l’intervention dépassent les possibilités de l’anesthésie locale ou régionale.

Modalités d’hospitalisation : Une hospitalisation de 1 à 3 jours est requise.

 

INTERVENTION

Marquages préopératoires : Ils sont essentiels au bon positionnement et à la symétrie de la cicatrice. Ils sont réalisés avant toute prémédication pour que le patient puisse se mettre debout.

Installation : L’opération comporte 2 phases de durée à peu près égale. En principe, elle commence en position ventrale et se termine en position dorsale.

Liposuccion : L’intervention commence souvent par une liposuccion de la culotte de cheval et des hanches permettant d’enlever du volume et de mobiliser encore plus d’excès cutané.

Phase dorsale : La peau excédentaire est ensuite enlevée en bas du dos, au dessus des fesses et latéralement pour retendre la face externe des cuisses. Si les fesses sont plates, le chirurgien peut se servir de la graisse en excès au niveau des hanches qui, descendue, servira à remodeler et augmenter le volume fessier. Aucun drain n’est nécessaire car les vaisseaux lymphatiques sont peu nombreux dans la région et les décollements limités et capitonnés.

Retournement du patient : C’est une étape très codifiée et réalisée avec grande prudence. Après retournement, le patient est à nouveau préparé (protocole antiseptique rigoureux) pour la deuxième phase de l’opération.

Phase ventrale (identique à une plastie abdominale classique) : Elle permet de tendre l’abdomen vers le bas, le pubis et le devant des cuisses vers le haut. Elle commence par une liposuccion permettant la mobilisation des tissus tout en minimisant les décollements. Le chirurgien rejoint l’incision postérieure qui sera ainsi en continuité avec l’incision antérieure. Aucun drain n’est nécessaire non plus car les nombreux vaisseaux lymphatiques sont respectés par la dissection, les décollements limités et capitonnés.

Sutures : Elles doivent être solides et soigneuses avec des fils, le plus souvent résorbables.

 

SUITES OPÉRATOIRES

La récupération est un peu plus longue en raison de la durée de l’intervention, des surfaces opérées et des quantités enlevées. L’œdème et les ecchymoses apparaissent rapidement et peuvent être assez intenses, de même que la fatigue et les douleurs.

Si la fatigue est trop importante, une transfusion de sang peut être indiquée. En ce qui concerne les douleurs, elles sont prises en charge par les anesthésistes et sont grandement diminuées par des produits puissants. Le port d’une gaine de compression est essentiel pendant un mois pour limiter l’œdème. Le risque de phlébite, compliquée d’embolie pulmonaire, est très bas grâce aux injections anticoagulantes et au lever précoce. La cicatrice ne devra pas être exposée au soleil ni aux UV avant 3 mois.

 

RÉSULTAT

Une partie du résultat est visible immédiatement car la remise en tension de la peau est toujours spectaculaire. Au bout de trois semaines, les œdèmes commencent à s'estomper et le résultat est encore plus impressionnant. 

En ce qui concerne la cicatrice, il faut savoir que, si elle s’estompe bien en général avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que, si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait du patient. 

Au-delà de l’amélioration esthétique qui est souvent appréciable, le bodylift apporte en règle générale au patient une amélioration très nette en ce qui concerne le confort. De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique aident le patient dans l’ajustement de leur équilibre pondéral. Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une chirurgie importante et délicate, pour laquelle la qualité de l’indication et la rigueur du geste opératoire ne mettent en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications.

 

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